Contre la répression du syndicalisme, rassemblement samedi à Angoulême

Publié le par Hasta Cognac, Siempre!

manifestation
samedi 12 avril à 10h30
devant agence Télécoms d'Angoulême
en haut de l'artère piétonne.



MENACÉ DE SIX MOIS DE MISE À PIED

charente libre - 10.04.2008

 

 

Un militant syndical charentais, salarié de France Télécom, est menacé d'une mise à pied de six mois pour avoir soutenu en novembre ses collègues d'Alès (Gard) et participé à l'occupation d'une téléboutique pendant une matinée.

12 novembre. A Alès, cela fait six mois que les 30 salariés qui gèrent le «1013» local ont entendu parler de sa délocalisation sur Nîmes. Quand la confirmation arrive, une manifestation est programmée. Le syndicat SUD organise un mouvement national de soutien. Jean-Claude Doucet (• photo P. S.), délégué syndical SUD à Angoulême, mandaté par son syndicat, rejoint le rassemblement comme environ 80 autres salariés syndiqués ou non. «On est entré dans cette téléboutique avec l'aval du responsable d'agence, note l'intéressé. On a discuté avec lui. On y a tenu une assemblée générale mais pendant ce temps, la clientèle pouvait procéder à ses opérations. En revanche, l'après-midi, la direction locale a fermé la téléboutique».

23 janvier. Jean-Claude Doucet est convoqué à Bordeaux devant un «pôle enquête» de France Télécom. «Deux inspecteurs m'ont interrogé sur ma participation à cette journée. Je me suis rendu compte que trois autres délégués SUD étaient aussi convoqués: un de Poitiers et deux d'Alès.»

La suite se décline en deux temps. Le 21 février, Jean-Claude Doucet est invité à aller à Limoges consulter son dossier où figurent son «interrogatoire», le constat d'huissier du 12 novembre et le rapport du chef d'agence d'Alès. «Le 21 mars, j'ai reçu une lettre recommandée me convoquant pour le 10 avril à Paris où un conseil de discipline propose de m'infliger "une exclusion temporaire de fonctions de six mois"». Jean-Claude Doucet a réussi à repousser ce rendez-vous d'une semaine pour pouvoir préparer sa défense. Mais il ne se fait pas d'illusion. «Je vais être mis à pied. Mais aussitôt, je saisis le tribunal administratif en référé.»

Un comité de soutien s'est aussitôt constitué en Charente avec des militants SUD, Unsa, CGT. Une pétition nationale circule. Samedi, un rassemblement est organisé à Angoulême à 10h30 devant l'agence France Télécom rue Hergé. «Nous sommes dans un contexte de pression et de répression généralisée à France Télécom, analyse-t-on au comité de soutien. Avec notamment seize salariés corses poursuivis pour les mêmes raisons, des suicides un peu partout, des démissions en masse. Et 22.000 suppressions d'emplois engagées depuis 2006. C'est sans précédent».

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