Lundi 17 mars 2008

La victoire de la liste de gauche se fait donc grâce à la mobilisation des abstentionnistes: on voit une participation accrue d'environ 600 bulletins supplémentaires pour ce second tour, et un nombre de voix pour la gauche qui est sensiblement aussi accru de ces 600 voix.

Dans le même temps, on constate que le report des voix de la liste Aparis s'est très nettement fait sur la liste Mouhot.

Si la droite garde donc ses électeurs naturels, il faut voir que la liste de gauche a donc été élue très nettement sans les voix de droite, ce qui devrait donc lui permettre de mener à bien sa politique dans les années qui viennent.






Résultats du site "Le Monde"

Michel GOURINCHAS  (Liste d'union de la gauche) 53.87%
 (Divers droite) 46.13%

 
Elu
4070 voix



Jérôme MOUHOT

 
3485 voix
Inscrits
12422
Abstentions
4631 (37%)
Votants
7791 (62%)
Blancs et nuls
236 (1%)
Exprimés
7555 (60%)



Voir les pourcentages par bureaux de vote sur le blog "Citoyen de Cognac"
par Hasta Cognac, Siempre! publié dans : Municipales 2008
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Mercredi 12 mars 2008

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La liste UMP-Modem a-t-elle décidée de mobiliser elle-même les abstentionnistes... contre elle? Le piètre score qu'elle a obtenu dimanche 9 semble en effet justifier toutes les magouilles policiticiennes les plus basses. Depuis quelques jours, on voit ainsi les propagandistes professionnels ou amateurs de l'UMP sur Cognac se rassembler en ordre de bataille autour de celui qui incarne le mieux leurs valeurs: libéralisme économique et paternalisme social.

 

Ainsi, la liste Mouhot-Belliot tente donc de mobiliser, non pas en se targuant d'un bilan (puisque ce bilan n'existe pas), non pas en essayant de convaincre sur un projet pour Cognac (puisque ce projet n'est comblé que par de longues phrases creuses n'engageant à rien), mais en stigmatisant ses adversaires. Pour ce faire, ce qui est l'arsenal des arguments électoraux de la droite depuis des décennies semble de nouveau être remis au goût du jour. Ainsi d'un supposé péril communiste (« est-ce un gage d'avenir pour notre ville d'avoir des communistes en tant qu'adjoints? »), d'une attaque contre « l'extrémisme » de la liste PS/PC/Verts. Enfin, l'UMP d'attaquer sur le vote des gens du voyages: « Je pose une question: dimanche, on n'a jamais vu autant de gens du voyage aller voter ».

 

Certains journalistes ont pu écrire que, par ces basses maoeuvres, la liste de droite tentait de politiser le débat. Il faut vite nuancer tout cela: utiliser la peur ne saurait être considéré comme un argument politique, du moins pour tous ceux qui savent que le débat politique ne peut pas, ne doit pas tolérer d'être dirigé par des affects au détriment d'une réflexion rationelle.

 

Or, ce que nous sert de nouveau la liste de Mouhot ces derniers jours, ce sont les peurs employées par les droites depuis plus d'un demi siècle. Ces peurs, qui n'ont pour seul objectif que de stigmatiser, indistinctement, ses ennemis politiques, telle ou telle catégorie sociale, religieuse, ethnique, ou autre, ne sauraient fonder un réel projet politique.

 

De manière étrange, cette droite cognaçaise qui monopolise la municipalité depuis plus d'un demi-siècle, est devenue ces jours-ci la preuve éclatante que la droite française actuelle n'a pas connu de profondes évolutions idéologiques depuis les années 40 (sur ce point précis du moins). L'utilisation de la peur était en effet le fondement du pouvoir pétainiste, cette peur poussait le peuple à se chercher une figure de père, une figure qui faisait office de protecteur face aux objets de ses peurs. Ce sont d'ailleurs ces peurs qui ont habilement été convoquées par N.Sarkozy en 2007, au cours de la campagne présidentielle (peur de l'étranger, peur du jeune, peur du délinquant, etc).

 

Rappelons encore une fois que « la peur n'a jamais d'autre avenir que la terreur »...

 

Pourtant, quoiqu'il cherche à faire croire, nous restons convaincus que Mouhot ne pourra tenir en aucune manière la comparaison avec la figure de « père protecteur » auprès des cognaçais. Non pas que l'actuel maire de Cognac soit moins libéral ni moins réactionnaire que son collègue, mais bien qu'il serait relativement insensé que des cognaçais-e-s puissent identifier en Mouhot la figure d'un protecteur, tant il est vrai que le leader de la liste UMP ose à peine s'aventurer dans sa propre ville, ni n'ose accepter de trop rencontrer ses concitoyens...

 

Il n'en demeure pas moins que l'on doit, une fois n'est pas coutûme, poser la question de savoir pour qui cette liste UMP-Modem oeuvre réellement... Puisqu'il est clair que cette liste ne travaille pas pour les cognaçais-e-s lorsqu'elle s'attaque à l'ensemble des sympathisants des idées de gauche ainsi qu'aux gens du voyage. Une seconde piste explicative doit donc être envisagée: n'y aurait-il pas quelques raisons de voir dans cette volonté d'incarner un néo-paternalisme des antécédents historiques dans la ville de Cognac? Et ces « antécédents historiques » font-ils réellement parti, pour tout le monde, du passé de la ville? Si, pour nous, la réponse se devrait d'être positive, nul doute que chacun ne sera pas du même avis. Il fait peu de doutes que les tenants d'un néo-paternalisme restent étroitement liés à leurs prédécesseurs en la matière...

 

Pour terminer, face à la déferlante de mauvaise foi et de refus de tenir des argumentations politiques, face à la volonté de diviser les cognaçais que nous assène la droite ces derniers jours, quiconque est soucieux de préserver la sérénité du débat politique ne pourra que difficilement être cohérent avec lui même en votant pour la liste Mouhot.

 

La droite sombre à Cognac, nous livrant au passages ses reliquats les plus pitoyables. La droite se discrédite d'elle même sans que nous ayons besoin de rajouter un seul mot, mais il est grand temps qu'elle s'effondre. Alors espérons que les abstentionnistes se déplacent dimanche prochain, et que cette chute de la droite se traduira par une gifle électorale aussi puissante que sont la mauvaise foi et la démagogie employées par la liste UMP-Modem.

par Renaud publié dans : Municipales 2008
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Mercredi 12 mars 2008


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Les résultats du premier tour des élections municipales du 9 mars, donnant 48% à la liste de gauche, contre 40% à la liste sortante et 12% à la seconde liste de droite, semblent présager d'une possible victoire de la gauche à Cognac lors du second tour. Nul doute qu'il s'agirait là d'un événement pour la vie politique cognaçaise, à droite depuis... combien d'années déjà?

 

Pour autant, si cette victoire doit devenir effective, elle se devra d'être l'oeuvre des électeurs de gauche – et d'eux seuls – au risque d'aller vers une politique dénaturée, ne prenant plus en compte les promesses faites quant aux services publics (gestion de l'eau) ou à l'environnement.

 

Ceci suppose donc de ne pas tomber dans la facilité d'un vote anti-Mouhot, qui supposerait que les 12% d'électeurs ayant voté Aparis se reportent sur la liste PS-Verts-PC.

 

Ceux qui ont le plus grand intérêt à soutenir le programme porté par la liste de gauche, ne se trouvent pas dans ces 12%. L'électorat de gauche qu'il faut mobiliser, ce sont les plus de 40% d'abstentionnistes du premier tour. Eux seuls peuvent permettre une victoire nette et large de la liste portée par la gauche.

 

Plus que d'un référendum anti-Mouhot, qui ne ferrait qu'engendrer un déplacement des voix d'Aparis, il faut donc concevoir ce second tour comme l'approbation d'un programme social, écologique et culturel réellement nouveau pour la ville de Cognac.

 

Le travail pour appeler au vote les abstentionnistes est évidemment considérable. Mobiliser les électeurs d'Aparis signifie mobiliser quelques grincheux mécontents sur l'action de l'UMP à la tête de la municipalité, mais en aucun cas sur le fond du programme de la droite.

Mobiliser les abstentionnistes, cela signifie convaincre sur un programme, sur du fond, sur des idées. Il n'y a rien d'impossible là-dedans: les cognaçais-e-s sont largement sensibilisés sur la question de l'eau, grâce à l'action du comité de défense et de développement des services publics depuis deux ans. Les arguments sur une gestion de la ville plus respectueuses de l'environnement ne manquent pas non plus. Exposer ce programme et ces arguements, cela suppose de prendre le temps du débat jusqu'au second tour...

 

Mais c'est uniquement à ce prix que la liste de gauche pourra tenter de réaliser son ambition: « changer Cognac ».

Le tableau des résultats, avec le pourcentage d'abstention, publié sur le blog Citoyen de Cognac.

par Renaud publié dans : Municipales 2008
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Vendredi 7 mars 2008

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Photo prise sous la statue située à l'entrée du musée des arts du Cognac

Depuis le début de cette campagne, que le blog Hasta Cognac continue de suivre avec une certaine distance, un syndrome étrange semble avoir pris la liste emmenée par J.Mouhot, B.Sourisseau et N.Belliot. Bien que les trois collistiers aient respectivement reçus en diverses occasions les soutiens de N.Sarkozy, F.Bayrou, ou se présentent comme les amis de JP.Raffarin, il semblerait qu'ils ne soient plus « de droite ». On assiste au retour du mythe de l'apolitisme, qui, au final, semble traduire certains aspects des politiques menées par l'actuel gouvernement.

 

En effet, si Sarkozy se décrit souvent comme « un président proche du peuple », il ne faudrait pas faire trop vite de cette proximité celle qui pouvait être, par exemple, celle de Mitterand. Il ne s'agit plus de comprendre le peuple, afin d'élaborer une réflexion sur les meilleures orientations politiques à envisager, mais « d'être » le peuple, de l'incarner, d'épouser les moindres de ses réactions. Dans un livre paru récemment, MV. Howlett* tente de définir cette tendance comme l'avènement d'une « démocratie emphatique ».

 

Derrière cette volonté « d'incarner » le peuple, volonté que bien d'autres ont pu partagés avant Sarkozy (à commencer par Napoléon III), on constate bien souvent une tentative de « dépolitisation du pouvoir », donc dépolitisation des décisions politiques. S'opposer à tel ou tel décision, ce serait ainsi s'opposer à la volonté du peuple puisque le chef, certes démocratiquement élu, prétend incarner ce peuple, épousant chacune de ces réactions. Or, une fois de plus, une réaction reste le contraire d'une réflexion, qui ne peut se former dans l'instant; épouser les réactions « à chaud » restera toujours le meilleur moyen de s'enfermer dans des impasses politiques: face à cela, il nous faut sans cesse réaffirmer qu'une pensée solide et viable se construit en s'inscrivant au sein d'une réflexion collective, et dans la durée puisque seul le temps peut empêcher des réactions nécessairement guidées par les émotions de prendre le pas sur la réflexion.

 

On en revient donc à Cognac. Certes, fort heureusement pour nous, J.Mouhot et ses colistiers ont pour le moment évités de nous divulguer de manière ostentatoire les détails de leur vie quotidienne (encore que). Sur cet aspect là, on reste donc globalement épargnés par les symptômes du sarkozysme ambiant. Pourtant, sur l'aspect de dépolitisation des décisions et des orientations politiques, l'actuelle campagne nous offre l'occasion de constater que la droite cognaçaise s'inscrit pleinement dans ce symptome sarkozyen de « dépolitisation » ambiante.

 

En effet, la liste conduite par le maire sortant ne serait donc pas une liste « politique », bien au contraire! Prétendre s'élever au-dessus d'une dimension politique, voilà donc qui n'est pas une pratique nouvelle comme nous l'avons dit: de tout temps, les aspirants aux pouvoirs absolus ont prétendus dépasser la politique pour pouvoir incarner le peuple et les volontés populaires.

 

Ceci étant dit, loin de nous l'idée de vouloir faire des chefs de la liste UMP/Modem (oups deux mots qu'il ne fallait pas dire!) des aspirants despotes, des Napoléon III ou des Sarkozy, loin s'en faut. Car, avant de se prétendre incarnation, encore faut-il résoudre deux élements que cette liste est incapable de faire:

  • d'une part, donner l'illusion d'une proximité du peuple et d'un certain charisme, or il a été bien clair pour chacun que l'actuelle équipe municipale est restée plutôt éloignée du terrain et des cognaçais-e-s

  • d'autre part, cela supposerait aussi que la liste de la droite puisse au moins donner illusion de prendre en compte les réelles préoccupations des cognaçais-e-s... Or, si l'on prend la question de l'eau, force est de constater que le seul point du projet UMP sur la question est d'évoquer une nécessité d'économiser l'eau par des efforts individuelles... Sans rien mentionner sur la question de la gestion de l'eau.

 

Face à cela, force est de constater que demeurent présents des militants et des partis qui acceptent encore d'affirmer leurs couleurs, cherchent à apporter des éléments de réponses aux préoccupations des cognaçais-e-s (notamment sur la gestion de l'eau), tout en gardant la modestie de ne pas prétendre les incarner.

 

Il est donc temps que les colistiers de la liste présentée par le maire sortant assument les orientations de leur liste et de leurs candidatures; c'est à dire celles d'une droite réactionnaire et libérale, incapable de répondre aux préoccupations sociales (entre autres) autrement que par des slogans moralisants, démagogiques... et vides.**

 



* MV. Howlett, Triomphe de la vulgarité, éditions de l'olivier, 2008
    (si certains aspect du propos de MV Howlett sur la dépolitisation que tend à promouvoir cette "démocratie emphatique" semblent adaptés à la situation de Cognac, il est bien évident qu'il faut se garder de plaquer l'ensemble de son discours sur la situation locale...)

**des divers slogans martelés par Sarkozy à la phrase de la liste de la droite cognaçaise « l'eau est un bien précieux qu'il faut économiser », on retrouve les mêmes aspects moralisants qui sous-entendent que les réponses à des questions collectives résideraient dans des initiatives individuelles...

par Renaud publié dans : Municipales 2008
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Vendredi 15 février 2008
undefined     Le Charente Libre a commandé un sondage concernant les intentions de votes des cognaçais-e-s au premier tour des élections municipales. Les résultats indiquent à quel point le sort des candidats est incertain d'autant plus que la candidature d'Aparis joue en la défaveur de la droite.
 Les résultats de ce sondage sont détaillés à l'adresse http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/2459.asp?rubId=19
par Hasta Cognac, Siempre! publié dans : Municipales 2008
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