Mercredi 27 juin 2007

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Rien à rajouter....

Ah, si: l'admirable analyse de B.Miet ("on ne peut pas faire pire"), suivie d'une admirable proposition ("on va faire mieux (...) je propose de mettre en place une méthode, une rupture. On a 5 ans pour gagner")... Et plus qu'un an pour perdre Cognac?

par Hasta Cognac, Siempre! publié dans : Législatives 2007
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Lundi 18 juin 2007


Panorama global

    Tout d’abord, au niveau local, ces élections ont donc vues la nette victoire de la candidate du Parti Socialiste, Marie-Line Reynaud et la chute du maire UMP de Cognac.

Cependant, au niveau national, il serait judicieux de ne pas se laisser éblouir par ce que les médias considèrent comme une surprise : le ressaisissement du PS n’est relatif qu’aux divers sondages faits dans l’après second tour. Car, même si le PS aura plus de députés qu’en 2002, même si toute la Charente a élue les candidats du PS, la majorité reste nettement à droite malgré tout.

Il faudra donc rester méfiant à ce que ce sursaut du deuxième tour ne soit pas instrumentalisé par la droite à son profit. On peut déjà entendre certains responsables de l’UMP envisager que de nouvelles personnalités « de gauche » ou du centre entrent au gouvernement. Il y a fort à craindre que ce genre de manœuvres, en endormant l’électorat de centre gauche, ouvre dangereusement des perspectives d’application au programme de Sarkozy. Cette crainte est d’autant plus légitime lorsque l’on s’aperçoit que certains responsables socialistes se félicitent (à juste titre) du sursaut du second tour, en oubliant d’appeler tout de même leurs électeurs à la vigilance.

Car les réformes annoncées par Fillon et Sarkozy sont bel et bien en cours de préparation, et il serait regrettable que l’illusion d’avoir installé une opposition revigorée à l’assemblée laisse l’électorat de gauche s’endormir pendant que passent les réformes.

 
Les résultats locaux

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Ce qui nous intéresse ensuite, ce sont les répercussions locales de cette élection.

A un an des municipales, le maire de Cognac est assez largement devancé par la candidate socialiste. Sur Cognac même, l’écart entre les deux candidats est loin d’être extraordinaire, mais la gauche est en tête dans une ville traditionnellement ancrée à droite. C’était déjà le cas lors des présidentielles.

Il se dégage donc la possibilité d’une mairie de Cognac virant à gauche l’an prochain. Cependant, une mairie qui passe à gauche n’est pas une fin en soi (même s’il s’agit d’une ville symbolique), et il va falloir que toutes les forces de gauche travaillent à cette victoire pour conforter l’avance prise par la gauche lors des législatives.

A Cognac, c’est environ 300 voies qui séparent les deux candidats, dans un certain nombre de communes proches, la candidate socialiste est aussi en tête (Chateaubernard, Cherves, Merpins, Boutiers, Louzac, etc). Par conséquent, il est envisageable qu’un certain nombre de conseils municipaux penchent à gauche l’an prochain, en même temps que Cognac (ceci est intéressant pour la communauté de communes – voire même pour le SIEAAC).

 

Les perspectives de la gauche dans le pays de Cognac

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Une gauche majoritaire, mais sur quel programme ?

Comme nous l’avons déjà souvent dit sur ce blog, une mairie qui passe à gauche est a priori plutôt une bonne nouvelle, mais encore faut-il qu’elle soit en mesure de changer les choses concrètement là où elle se fait élire.

Une gauche victorieuse à Cognac, ce serait déjà une possibilité de renouveler un conseil municipal incompétent dans un certain nombre de domaines, mais cette gauche doit  aller au-delà de la critique de « la famille toutadroite ».

Elle doit remettre au cœur de ses priorités l’engagement de chaque citoyen dans la vie politique locale : « l’engagement citoyen » ne doit plus juste se faire aux moments des échéances électorales. Puisqu’il s’agit de l’une des questions qui semble être une priorité pour les habitants de la ville, il faut aussi absolument mettre en avant les questions liées au cadre de vie et à l’environnement : la pseudo charte proposée par la municipalité actuelle doit être entièrement revue, Cognac doit pouvoir devenir une référence environnementale. La culture ne doit plus être vue comme une source de divertissement plutôt réservé aux habitants du centre-ville, mais la culture doit devenir une possibilité de créer du lien social entre les quartiers et les communes. La question sociale doit aussi redevenir une priorité, cela passant aussi par des élus capables d’assumer leur fonction sans déléguer des missions de services publics à diverses entreprises.

Produire de l’engagement citoyen, faire de la démocratie participative, ce sont donc des thèmes chers au parti socialiste et à son ex-candidate à l’élection présidentielle. Il est pourtant grand temps de trouver une application très concrète à ces principes. La campagne pour les élections municipales est le moment rêvé pour cela.

Il serait ridicule que cette démocratie participative se transforme une nouvelle fois en une pseudo ouverture d’une liste de tel ou tel parti vers quelques associations sympathisantes, ou de tel ou tel candidat envers tel ou tel autre personnalité politique. Dans le contexte des municipales, le meilleur moyen de faire vivre la démocratie, c’est pour les citoyens de ne pas attendre l’échéance de 2008 mais de se réapproprier au plus vite le débat, et de s’imposer aux candidats et partis pour ne pas subir les choix de ces derniers.

D’eux-mêmes, les partis de gauche seront incapables de réunir au-delà de leurs proches sympathisants. C’est donc aux citoyens d’imposer ce rassemblement, de faire en sorte qu’un programme de gauche puisse émerger et soit porté aussi bien par des citoyens sans partis, que par des militants du PS, des Verts, de la LCR, du PC, des syndicalistes ou encore des militants associatifs.

 

Pour préparer ces échéances, aucun parti ne peut prétendre détenir la connaissance des volontés de ses électeurs. En mars 2008, si l’on souhaite voir Cognac passer à gauche avec un programme nouveau, cela ne se préparera pas dans des réunions restreintes : il faut rapidement envisager des cadres de discussion plus larges, qui donneront leur place à tous ceux qui souhaitent s’exprimer et décider de l’avenir de la politique municipale, à Cognac ainsi que dans le reste de la communauté de communes.

par Renaud publié dans : Législatives 2007
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Mercredi 6 juin 2007
   

    Dans le cadre des élections législatives, le blog
http://hastacognacsiempre.over-blog.com a décidé de lancer un questionnaire
sur l'éducation et l'enseignement supérieur à destination des candidat-e-s.
Si la plupart d'entre eux ont reçu ce questionnaire, seuls trois ont
répondu (M.Adam des Verts, N.Nouts de la LCR et ML.Reynaud du PS).

    A l'heure même où 16 postes d'instituteurs vont être supprimés en
Charente, et où une trentaine de classes sont menacées de fermeture, nous
estimons que le silence des candidats de la droite (N.Belliot, J.Mouhot,
B.Sourisseau) est particulièrement éloquent. Ce silence nous contraint à
nous référer aux programmes de leurs camps respectifs au niveau national, et
leur politique en terme d'éducation n'est que dans la continuité de celle du
député sortant J.Bobe: une politique de casse de l'éducation publique,
gratuite et ouverte à tou-te-s.

    Nous invitons tout de même tous les électeurs soucieux des questions
liées à l'éducation à prendre connaissance des réponses des trois
candidat-e-s pré-cités sur le blog http://hastacognacsiempre.over-blog.com
par Hasta Cognac, Siempre! publié dans : Législatives 2007
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Mercredi 6 juin 2007

   Quelques candidat-e-s aux prochaines élections législatives ont donc répondu
au questionnaire que nous leur avions proposé: Michel Adam (Verts), Nathalie
Nouts (LCR) et Marie-Line Reynaud (PS).
Aucun candidat de droite ne s'est
manifesté. Nous tenons à préciser que, dans la mesure du possible, le
questionnaire a été envoyé à tous les candidats dont nous pouvions trouver
les adresses. Nous avons donc le sentiment que le silence des candidats de
droite est particulièrement éloquent, de l'UDF aux dissidents UMP, il semble bien qu'aucun des trois candidats ne soit capable de parler de rupture avec la politique de casse de l'éducation publique menée par leur prédecesseur J.Bobe. Et pourtant, cette année, encore 16 postes d'instituteurs risquent d'être supprimés en Charente...

   Pour autant, nous avons constaté que nos questions n'ont peut être pas suffisament été précises, les enjeux de l'enseignement supérieur semblant parfois être méconnus par les candidat-e-s. Nous nous proposons donc de repréciser quelques points.

   Tout d'abord, la question de la carte scolaire est bien perçue comme étant la garante de la mixité sociale mais les enjeux de sa suppression peuvent paraître encore lointains. Pourtant, la suppression de la carte scolaire impliquerait une forme de sélection. On peut donc estimer que deux formes de sélection risqueraient d'apparaitre: la sélection financière, ou la sélection au mérite. Sachant que les deux reviennent bien souvent à une forme de sélection sociale: chacun sait que la sélection "au mérite" ne permet pas une "égalité des chances" effectives.

   Les enjeux de la réforme sur l'autonomie des universités semblent par contre, eux, assez méconnus (en dehors peut être de la candidate de la LCR).
   Depuis plusieurs semaines maintenant on entend dire que la réforme qui sera proposée n'inclura pas les volets sur l'augmentation des frais d'inscriptions, ni sur la fin d'un cadre national des formations. Or, ces volets n'ont jamais été présents en tant que tels dans les anciennes propositions de réformes qui avaient été combattues par les étudiant-e-s. Ces volets n'étaient pas présents, pour la simple raison que ces effets sont inscrits dans la réforme elle même: si l'on autonomise l'université, cela signifie donc que l'on autorise l'université à agir comme elle l'entend, tout en lui réduisant sa part de financement public. Les présidents d'université peuvent alors choisir plusieurs solutions: faire appel à des entreprises qui financeront des diplômes correspondant exactement au type d'employés qu'ils recherchent (donc des formations faites pour un seul type de poste - on n'y reviendra), ou augmenter les frais d'inscriptions comme le demande la CPU (Conférence des Présidents d'Université)... Cela signifie aussi que les personnels de l'université risquent d'être de plus en plus souvent précarisés. Cela signifie encore donc, que les universités fixeraient de manière de plus en plus autonomes le contenu de leur formation, créant donc des différences par exemple entre une licence d'économie obtenue à Lille ou à Poitiers.

   Cela n'est pourtant pas nouveau. Car la réforme LMD, qui était donc initialement une réforme qui se voulait permettre une harmonisation des cycles universitaires au niveau européen, a déjà accrue en partie l'autonomie des universités. Cela se traduit depuis quelques années par une augmentation des frais d'inscriptions dans un certain nombre d'universités, par la création par les universités de différentes "offres de formations": le contenu d'une licence d'histoire n'est déjà pas le même à Rennes ou à Limoges... Le résultat de cette harmonisation européenne est, certes, que les cycles Licence/Master/Doctorat sont  maintenant les mêmes au niveau européen. Pourtant, on ne saurait parler d'une véritable harmonisation...

   La question de la professionalisation doit aussi nous intéresser de très près.
   En effet, les étudiant-e-s qui sortent d'une licence professionelle ont (en général) un "taux d'employabilité" un peu plus élevé que les étudiant-e-s issus d'une licence "normale". C'est vrai, mais c'est vrai uniquement si l'on prend les études réalisées peu après la sortie de la formation. Car, il semble actuellement que les individus ne disposant que d'une licence professionelle se retrouvent plus facilement au chômage après quelques années de travail que ceux disposant d'une licence "normale".
   L'explication qui peut être apportée est simple. Les licences professionnelles sont généralement conçues pour répondre à un besoin bien précis d'un secteur de l'économie, à un moment donné. Les besoins de main d'oeuvre de ce secteur étant passé, les individus disposant d'une licence dans le secteur en question se retrouvent sans emploi, et sans possibilité de reconversion puisque leur cadre de formation est extrêmement restreint.
   Concrètement, on peut prendre des exemples. Il arrive de plus en plus souvent que les entreprises, saisissant l'opportunité de disposer d'une main d'oeuvre dans délais assez brefs, proposent aux universités de mettre en place leurs propres licences professionelles. Ainsi, on se contentera de citer un cas symbolique: une licence professionnelle créée à la demande d'airbus à Toulouse. Or, aujourd'hui, les gens qui ont obtenu cette licence n'ont plus de débouchés, puisque l'entreprise se lance dans un plan de licenciements...
   La professionnalisation des études, telle qu'elle se fait actuellement, est donc en grande partie un mythe, en aucun cas une réalité ni la solution miracle : a court terme le taux  d’employabilité des étudiant-e-s issus de ces filières est en effet plus élevé à court terme, mais pas dans le long terme puisque ces diplômés n’ont que des possibilités de reconversion limitée…

   Sur la gestion des universités, il faut savoir qu'en théorie il y a trois composantes essentielles dans les conseils d'administration: les enseignants, le personnel d'entretien et les étudiants. Sur des conseils qui se composent d'environ 50 membres, les étudiants sont extrêmement minoritaires (en général une douzaine). A cela vient, de plus en plus, s'ajouter des représentants extérieurs. Ces représentants extérieurs peuvent parfois être des représentants des collectivités territoriales, mais souvent une place de plus en plus importante est donnée aux "représentants du monde économique" (ce qui signifie en général des représentants du Medef).
   Cette tendance s'amplifie de jours en jours. Les PRES (pôles régionaux de recherche et d'enseignement supérieurs - qui tendent à regrouper des universités et grandes écoles de la même région de manière à devenir "plus compétitifs dans le marché des savoirs") sont actuellement en cours de construction, et les compositions de leurs conseils d'administration risquent d'être éloquentes: la place des étudiant-e-s sera restreinte au minimum, mais celle des chercheurs risque aussi de devenir minoritaire, au profit des représentants des bassins économiques locaux qui pourront ainsi financer des formations correspondant aux besoins de leurs entreprises à un moment donné (on en revient donc à la logique de professionalisation des études). La recherche est donc toujours plus mise sous la dépendance des intérêts économiques.

   Les aides sociales allouées aux étudiant-e-s sont, aussi, un élément fondamental. Environ 50% des étudiant-e-s sont salariés au cours de l’année scolaire, ce qui ne peut que nuire à leurs conditions d’études.
   Se basant sur la charte de Grenoble de 1946, qui déclarait que l’étudiant « est un travailleur en formation », les syndicats étudiants réclament donc une réforme des aides sociales versées aux étudiants, de manière à garantir des conditions d’études correctes.
   Plusieurs propositions sont faites. La plus célèbre est celle qui a été reprise par S.Royal, mais aussi en partie par les Verts et le PC au cours de la dernière campagne présidentielle : il s’agit de l’allocation d’autonomie, qui est initialement portée par l’Unef. L’idée est, a priori, de remoduler le système d’aides sociales actuellement existant pour permettre une autonomie financière effective. Les détails sont disponibles sur le site internet de l’Unef.
   Le salaire socialisé est une revendication portée par Sud étudiant. L’idée ici est de refondre totalement le système d’aides sociales, pour permettre à chaque « travailleur en formation » de disposer d’un « salaire différé ». Pour être très bref, l’idée de base est qu’une part des cotisations sociales serve à financer ce « pré-salaire », sur le principe d’un salaire différé comme peuvent l’être les retraites. Les détails sont disponibles sur le site de Sud étudiant, ou dans certaines publications de l’économiste B.Friot. Il est à noter que ce système est défendu par certains sous le nom d’allocation d’autonomie, ce qui ne correspond pourtant pas à la définition portée par l’Unef.
   La différence majeure entre ces deux propositions ? L’une (allocation d’autonomie) propose simplement de remoduler le système actuel, les bourses et autres aides sociales devenant une allocation d’autonomie, l’autre propose donc une refonte plus complète du système d’aides en dégageant des fonds issus des cotisations sociales, ce qui n’est pas directement le cas aujourd’hui dans les systèmes d’aides sociales alloués aux étudiant-e-s.

 

En espérant que ces précisions aient été assez claires, n'hésitez pas à laisser des commentaires si certains points restent flous, on essayera d'y répondre dès qu'on aura le temps.

 

Voir la déclaration de la ministre V.Pecresse, sur l'autonomie, etc.

par Renaud publié dans : Législatives 2007
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Dimanche 3 juin 2007
    Afin de mieux cerner nos candidats, nous leur avons proposé de répondre à un questionnaire à propos de l'éducation rédigé par nos soins.

    Michel Adam (Verts) n'a pas hésité à nous répondre (nous le remercions par ailleurs de sa rapidité et de son sens civique). A l'heure de l'écriture de cet article, il est le seul à nous avoir répondu. Néanmoins, Patrick Bompoint nous a adressé ce message laconique :

Nous allons préparer une réponse mais le mieux est de venir la semaine prochaine à l'une de nos réunions publiques à 18H du lundi à jeudi.
Si vous venez je consacrerai l'une de ces réunions à ce thème.
Voir blog : www.patrick-bompoint.fr

    Certaines personnes du collectif HastaCognacSiempre font leurs études à plus de 400 km de Cognac (Rennes et Toulouse) donc ça sera délicat de se déplacer mais on va chercher une solution.

    Quoi qu'il en soit, rendez-vous sur le répertoire http://hastacognacsiempre.free.fr/interviews/education/06-2007/
par Hasta Cognac, Siempre! publié dans : Législatives 2007
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