Législatives 2007

Mardi 19 septembre 2006
 

 


   Les cognaçais commencent actuellement à se familiariser avec une certaine Brigitte Miet, candidate à la députation UMP se réclamant d'une tendance écologiste de droite. Comment ne pas se scandaliser face à une telle prétention: une écologie de droite? La pratique d'une véritable politique écologique n'a, en effet, rien de compatible avec les valeurs traditionelles de la droite. A commencer par les valeurs du sytème capitaliste, dont Mme Miet ne semble pourtant pas être une grande opposante. Il est donc du devoir de chacun de s'interroger sur cette supercherie: est-il possible de concevoir une écologie capitaliste? Pour offrir quelques pistes de réflexion sur ces théories écologistes « de droite », ainsi que sur les particularités existantes autour du Cognac, nous pouvons entamer une réflexion autour de trois axes: redéfinir l'écologie, en chercher les points de convergences (et de divergences) avec la tendance « France écologie » de l'UMP, et finalement évoquer le cas de Brigitte Miet.


   Pour débuter, qu'est ce que l'écologie? Il nous serait possible d'évoquer une vaste bibliographie pour déterminer ce qu'est exactement l'écologie, et plus particulièrement ce que l'on appelle l'écologie politique. Nous n'avons pas ici la prétention d'offrir une vision nouvelle de l'écologie. Disons simplement et brièvement que l'écologie, c'est la préservation de l'environnement par l'humanité (et donc pour l'humanité). Suivant cette conception, l'écologie devient une lutte quotidienne menée par l'ensemble des la collectivité humaine, et non « un combat des petits riens » qui voudrait que la préservation de l'environnement ne passe que par le fait que chacun dépense un petit peu moins d'eau pour se brosser les dents, etc. Face à ce dogme ultra-individualiste du « combat des petits riens » qui ressemble fort à un combat de petits privilégiés, nous considérons l'écologie comme une lutte collective. Lutte collective pour la réduction des gazs à effet de serres. Lutte collective pour le développement des énergies renouvelables, pour le respect des équilibres biologiques, etc. L'écologie politique ne se conçoit pas juste en termes d'économies d'énergies ou d'économies de quelques centilitres d'eau. L'écologie politique affirme aussi le droit de tout individu à pouvoir accéder à une alimentation saine, à l'eau potable, à l'énergie propre, etc.

   Cette partie de la problématique écologiste ne semble pas avoir été totalement envisagée par les théoriciens de « l'écologie de droite », cela ne devrait pourtant pas nous étonner. Car comment serait-il possible de concevoir une écologie politique qui irait de pair avec le système capitaliste? Il faudrait être bien naïf, cerveau disponible docile admirant les miracles de la nature véhiculés par Ushuaïa sur TF1, pour croire que l'écologie est une priorité d'une institution capitaliste! Car qu'est ce que le capitalisme, sinon la création de profits, la recherche constante de rentabilité par l'exploitation de toutes les ressources disponibles? Si la phrase qui définit le capitalisme comme étant « l'exploitation de l'homme par l'homme » est célèbre, elle reste incomplète: le capitalisme, c'est aussi l'exploitation des ressources naturelles par l'homme. De fait, le productivisme procède bien d'une vision capitaliste de la société. Face à cela, l'écologie politique prône une utilisation des ressources humaines et naturelles qui soit à la fois respectueuse des droits humains fondamentaux et de l'environnement. Dans cette perspective, il nous faut être (en tant qu'écologistes) extrêmement critique envers le régime salarial, mais surtout envers la recherche maximum de bénéfices économiques qui devient aussi bien souvent la cause des pollutions maximums.

   Vouloir imposer des visions écologistes qui s'intègreraient dans un sytème économique capitaliste relève donc soit de la schizophrénie, soit de l'ignorance. On peut envisager que des mesures dites « écologistes » soient prises dans un système capitaliste, mais il ne s'agira que d'une politique « environnementaliste ». Car créer un espace naturel protégé n'empêche pas une entreprise de s'installer à quelques kilomètres de l'espace protégé pour polluer. L'écologie ne peut en aucun cas se contenter de mesurettes au cas par cas, il s'agit d'envisager des réponses à l'échelle de l'humanité.

   Ainsi il est évident qu'une tendance dite « écologiste » qui ose se prénommer « France écologie » ne peut qu'attirer les railleries de ceux qui savent que les questions environnementales contemporaines ne peuvent être résolues que par des actions coordonées à l'échelle mondiale. L'écologie est une lutte internationaliste, elle n'a rien à voir avec des combats de coqs entre nations comme certains cherchent à le faire croire en prenant pour exemples les conflits africains sur des questions liées à l'eau.

   Nous pouvons régulièrement constater l'échec des politiques « environnementalistes » qui cherchent protéger l'environnement tout en conservant les lois de l'économie de marché. Le cas des OGM s'impose à nous comme une évidence: on peut interdire la production d'OGM dans certaines zones, définir un périmètre de sécurité autour des cultures transgéniques, mais chacun sait pourtant qu'aujourd'hui (malgré toutes ces mesures) de nombreuses cultures non-transgéniques ont pu être contaminées! La loi du profit, qui pousse les investisseurs à ne pas prendre les mesures nécessaires pour la protection de l'environnement (dans le cas des OGM on pense à la culture en milieu confiné pour commencer), ne peut pas devenir le moteur des politiques écologistes. Et même si certains viendront prétendre que « préserver la nature signifie préserver des richesses naturelles donc des sources potentielles de profits », nous pouvons constater que cet élan de sagesse n'est pas une caractéristique inhérente à l'humanité (se référer par exemple au cas des pêcheurs de thons).


   La multiplication des références à des problèmes écologiques internationaux peut paraître déroutante pour qui n'est pas au fait de tous ces éléments, ou même pour le badaud qui consulte ce blog avec l'espoir d'apercevoir une vision différente de la politique cognaçaise. Cependant ces références sont indispensables, bien que peut être déroutantes, pour la compréhension de la problématique écologiste.
Mais revenons au problème cognaçais. A savoir, l'apparition groupusculaire de « France écologie » sur Cognac, notamment avec la tentative de candidature de B.Miet à la députation UMP. La question que tout le monde risque de se poser: qui est-elle? Professeure de sciences économiques au lycée privé Beaulieu, à Cognac, elle se présentait sur son blog, il y a peu, comme étant le seul rempart de la droite pour que la deuxième circonscription de Charente ne bascule pas à gauche lors des prochaines élections législatives.

   Pour cela, ses arguments semblent se résumer au fait qu'elle soit une « écologiste » de droite, mais aussi une femme. Pour un peu et elle se présenterait en féministe acharnée (bien que très attachée à l'autorité familiale).

   Malheureusement pour elle, il semble clair au vue des éléments évoqués précédemment que son image d'écologiste est une véritable imposture. Espérons que personne ne pourra venir lui contester son auto-proclamation comme nouvelle star des femmes cognaçaises. Les quelques personnes avec qui nous avons évoqué cela semblent pourtant dubitatives.

Par Renaud
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Lundi 25 septembre 2006

Puisque certains font le choix de pratiques autoritaires quant à la gestion des commentaires de leurs blogs (cela les regarde mais ne fait que traduire une certaine conception de la politique), nous jugeons préférable de publier simultanément sur ce blog une réponse à Brigitte Miet. Précisons que le fait que certains commentaires n'ont pas été publiés n'est pas une invention des rédacteurs de ce blog, puisque l'un d'entre nous a envoyer (via un commentaire) une invitation à prendre connaissance de l'article liant écologie et anticapitalisme, commentaire qui n'a jamais été publié! Il ne semble pourtant pas que ce type de commentaire soit des "railleries"...

1/ Nul doute qu'un débat philosophique pourrait être particulièrement intéressant: être contre quelque chose, c'est aussi être pour autre chose (à moins d'un nihilisme complet).

2/ Si la validation préalable des commentaires doit être un "filtre à raillerie", comment expliquer que certains messages ne contenant pas de railleries n'ont pas été validés?!
 
3/ Je ne vais pas m'attarder à débattre avec des gens pratiquant des méthodes autoritaires que l'on doit combattre plutôt que de les discuter éternellement. Cependant, pour répondre brièvement sur les "nouvelles solutions"...
   - le CPE n'était pas une nouvelle chance pour la jeunesse de trouver un emploi, c'était une nouvelle chance pour le patronnat de disposer d'une main d'oeuvre exploitable à merci
   - l'UMP a soutenu les thoniers marseillais, notamment par l'intermédiaire de leur représentant Mourad Kahoul (conseiller municipal UMP ayant largement impliqué les responsables locaux de son parti dans les évènements)
   - à l'heure où l'on parle de "crise de la représentativité", si pour vous les institutions gaullistes sont les "fondements mêmes de notre démocratie", alors oui il est plus que temps de remettre en cause "les fondements même de notre démocratie". Ce n'est pas la conservation de ces institutions accompagné de la mise en place de "quotas", de "discrimination positive" ou autre qui pourront juguler cette "crise de la représentativité". La démocratie représentative que nous connaissons n'est manifestement plus capable de répondre aux aspirations populaires, la démocratie représentative est un sytème archaïque qui a toujours été en proie aux intérets individuels de quelques "puissants".
   - je n'ai pas vocation à proposer des solutions toutes faites, de "vérité". De fait, je n'ai pas vocation à proposer un nouveau système économique mondial, votre question est particulièrement ridicule. De plus vous semblez incapable de raisonner au-delà d'un clivage entre économie capitaliste libérale et économie communiste étatiste, probablement une déformation professionelle? Il est pourtant désolant de constater que des professeurs qui sont censer pouvoir apporter la possibilité aux lycéens d'entretenir des réflexions créatives ne sont pas eux mêmes capables d'aller au-delà des schémas qu'on leur a rabaché. Donc pour trouver quelques pistes de réflexions sur l'économie, il peut être intéressant de lire l'ouvrage de Victor Fay consacré à l'autogestion, ou encore celui de Pierre Rosanvallon. Cependant, à évoquer une économie autogestionnaire, on se projette très loin... Il n'est certainement pas nécessaire d'aller aussi loin pour apporter quelques changements au sytème économique que nous connaissons...
 
PS: nos articles et commentaires sont signés, nous avons présenté "l'équipe de rédaction" de ce blog dans les deux premiers articles publiés, une adresse mail permet de nous joindre si nécessaire (r3516876@hotmail.com). Ce site n'a pas pour vocation à proposer d'hypothétiques candidats aux élections dans le cognaçais, c'est pour cette raison qu'aucun portait des rédacteurs ne sera proposé sur ce blog.
Cependant, nous rappelons à B.Miet que nous sommes pour la plupart d'anciens militants du Comité d'Action Lycéen de Cognac "première génération", c'est à dire lors du mouvement contre la réforme Fillon sur l'éducation en 2005. Mouvement de contestation démocratique que B.Miet accusait alors de vouloir "détruire l'esprit républicain". Sans que jamais la formule creuse qu'est "l'esprit républicain" (utilisée aussi bien par des centristes que par les plus notoires extremistes de droite  - cf Le Pen à Valmy) soit explicitée, ce que les militants du CAL considérent alors comme révélateur d'un certain creux dans la pensée politique de celle qui n'était alors pas encore candidate à la candidature.
Par Renaud
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Dimanche 7 janvier 2007

  

   Quelques politiciens cognaçais ont donc eut la possibilité, dans un article paru mardi dans Sud Ouest, d’évoquer leurs actions à venir pour 2007. Des surprises en perspectives ? Si peu…

 

 

 

   Comme tous les ans, c’est l’emploi qui arrive au premier plan pour les 6 élus : Belliot, Mouhot, Gourinchas, Aparis, Sourisseau et Bompoint. L’emploi, sauf peut être pour Sourisseau qui pense aussi au temps qu’il fera au prochain marathon du Cognac, et pour Bompoint pour qui « le changement reste la priorité ». Certes…

 

 

 

   Ne nous arrêtons pas là pour juger du sort de nos élus, avançons dans la lecture de l’article et allons au-delà du fait que la plupart d’entre eux ne proposent rien de concret. Allons aussi au-delà du fait qu’ils présentent l’emploi comme une fin en soi, totalement délié des questions de conditions de vie des individus (sauf dans le cas de M.Gourinchas qui lie emploi et pouvoir d’achat). Faut-il en déduire que ceux qui ne font pas ce lien ont une autre priorité : l’emploi pour lui-même n’est il pas, finalement, l’emploi au bénéfice des entreprises et du patronat ? La question reste ouverte…

 

 

 

   Conformément à cette perspective d’exploitation, la palme de l’originalité revient à N.Belliot, pour qui les chômeurs et Rmistes se doivent de travailler « pour la collectivité » en compensation de leurs allocations! Probablement non content de ce que nombre d’étudiants ou jeunes à la recherche d’emplois ne se voient attribués que des stages sous rémunérés dans lesquels ils remplissent le rôle d’un salarié, les bénéficiaires d’allocations devraient donc accepter de se laisser exploiter alors qu’ils ne font que de disposer de dispositifs leur permettant d’accéder à un droit à une vie décente et digne (encore qu’avoir des conditions de vie décente avec un RMI relève du miracle).

 

 

 

   En dehors de ces réjouissances autour des questions de l’emploi, on constate avec une certaine incrédulité que le maire aurait « consulté l’ensemble des habitants en 2006 ». N’en tenons pas rigueur à un personnage qui n’en est plus à sa première erreur, l’important n’est pas là puisque le maire annonce par la suite qu’il s’occupera des préoccupations des cognaçais, et en particulier de l’environnement, sans pour autant évoquer de pistes concrètes. Suggérons quelques axes à l’équipe municipale si elle se trouvait à court d’idées : développement des transports en commun accompagnée d’une limitation de la circulation en ville,  poursuite du développement des pistes cyclables, plan global de révision de la gestion de l’eau dans le cognaçais, envisager des plans locaux de gestion des énergies, en clair : réviser intégralement la charte des valeurs environnementales lamentable qui a été présentée en cette année 2006…

 

 

 

   Et, pour conclure, puisque tout ce beau monde semble se soucier de l’emploi sans même songer à le lier avec la première utilité de l’emploi (une rémunération permettant des conditions de vie décentes pour tous), rappelons nous le début d’année 2006. Rappelons nous que Villepin, dans les premières semaines du mois de janvier 2006, annonçait la loi d’égalité des chances (accompagnée du fameux CPE). Cette loi avait un grand objectif : modeler l’emploi aux exigences patronales. Cette mesure lança deux mois d’une mobilisation historique de la jeunesse, émancipée des bureaucraties politiques et syndicales, et ces deux mois marquèrent un premier recul historique du gouvernement.

 

 

 

   Aujourd’hui, pourtant, on s’obstine donc à nous refaire les mêmes propositions (en pire parfois). La précarité perdure. Rien n’est gagné, et ce ne sont pas les vœux de Chirac ou des élus locaux qui nous permettront d’améliorer les conditions de vie de chacun-e-s.

Par "Personne" & Renaud
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Jeudi 25 janvier 2007

...et Miet le suit!


   Comme chacun le sait maintenant, B.Miet (ex-futur candidate de l'UMP pour les législatives de 2007 dans le cognaçais) est devenue présidente du comité de soutien cognaçais à la candidature de N.Sarkozy pour les présidentielles.

   A ce titre elle publie quelques extraits du discours fleuve (une heure et demi!) prononcée par le ministre de l'intérieur lors de son investiture devant les militants UMP. Outre le fait que la lecture de ce discours peut être particulièrement divertissante pour qui sait ne pas se laisser duper par un candidat affirmant avoir déjà récupéré les voies de l'extrême droite tout en citant des résistants communistes fusillés au cours de la seconde guerre mondiale (entre autres références puisqu'il y a aussi Jaurès et Camus!), on peut trouver quelques pièces choisies par B.Miet elle même sur son blog.

   Nous ne nous attarderons pas pour le moment sur tout ce qui est développé, mais nous devons tout de même noter avec amusement cette phrase selon laquelle être de droite "c'est refuser la lutte des classes". Pour se convaincre du contraire, rien de plus simple! Il nous suffira de rappeler que les militants de l'UNI (Union Nationale Interuniversitaire), association qui regroupe des étudiants et lycéens de droite et d'extrême droite, figureront parmi les principaux soutiens de la campagne de N.Sarkozy.

   Lire un bref historique de l'UNI est assez révélateur. Parmi leurs principaux combats: protection de la famille (c'est à dire: contre l'avortement et contre le PACS), mais aussi participation ultra-active aux divers réseaux de casseurs de grèves. L'UNI s'illustre ainsi par son engagement dans "stop la grève", réseau allant parfois (souvent? à vous de juger...) jusqu'à remettre en cause le droit de grève. Ce réseau stop la grève a d'ailleurs fait quelques apparitions sur Cognac lors du mouvement du printemps dernier contre la LEC.

   Mais quel rapport, alors, entre la notion de lutte des classes et l'UNI? Eh bien il vous suffira de lire la lettre écrite par Jacques Rougeot (président de l'UNI) à la suite du retrait du CPE en avril dernier. Il ne nous est pas nécessaire d'expliciter pourquoi un individu qui parle de "notre défaite" (en évoquant le retrait du CPE) tient un discours classiste. Et N.Sarkozy connait lui aussi parfaitement ce type de discours: être de droite, ce n'est pas refuser la lutte des classes, bien au contraire. Être de droite, c'est avant tout vouloirs maintenir (voire accentuer) les rapports de classe tels qu'ils sont actuellement.

Par Renaud
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Mercredi 21 février 2007

   Un nouveau candidat aux législatives de 2007 sur Cognac s'est dernièrement déclaré: Noël Belliot, adjoint au maire de Cognac chargé de l'environnement. Sa candidature était connue depuis un moment déjà, mais c'est très récemment que s'est ouverte sa luxueuse permanence en vue des élections dans la rue d'Angoulème. Auparavant, début janvier, il avait publié un article sur son blog annonçant le "sens de sa candidature".
   Parmi ses diverses propositions (rien de concret vous pourrez le constater), on constate que N.Belliot est favorable sur le plan national à "la promotion d'une écologie politique qui préserve la planète" puis, au niveau local, il se dit favorable à "accentuer les actions en faveur de l'Environnement en impliquant nos concitoyens". On se réjouit donc d'ores et déjà de deux éléments: le candidat UDF semble s'opposer à une écologie politique qui ne préserverait pas la planète, et il admet en même temps que la population cognaçaise est insuffisament impliquée dans les actions en faveur de l'environnement au niveau local (tout comme cette population est généralement exclue des instances politiques locales y compris en dehors des questions liées à l'environnement).

 

   Mais Noël Belliot semble est en effet bien placé pour évoquer les questions liées à l'environnement, puisqu'il est adjoint au maire en charge de cette question... Pour autant, est-il crédible?

 

   Pour faire ses preuves, il lui faudra déjà surmonter un certains nombres de contradictions inhérentes au fait qu'il se proclame à la fois défenseur d'une écologie politique et d'un libéralisme économique (nous avions déjà pointé ces contradictions dans un article précédent).
Mais cela n'est pas tout. En effet, l'adjoint au maire est bien placé pour affirmer qu'il est nécessaire de laisser la population cognaçaise participer plus activement aux actions en faveur de l'environnement: il est le premier responsable de la charte des valeurs environnementales de la ville de Cognac, en tant qu'adjoint en charge de l'environnement. C'est donc à lui que revient le mérite d'avoir élaboré une charte environnementale au rabais, qui ne prend aucun engagement concret (ou si peu) visant à impulser une politique locale respectueuse de l'environnement
   Impliquer les citoyens dans la vie politique, N.Belliot sait donc de quoi il parle. Puisque c'est aussi lui le premier vice-président du SIEAAC! Rappelez vous le SIEAAC, cet organe politique en charge des questions liées à l'eau dans le cognaçais, qui a dernièrement pris la décision de reconduire un contrat de gestion de l'eau dans par des entreprises privées, alors mêmes que des études prouvaient que le prix de l'eau auraient pu être divisé par deux si cette gestion revenait dans des cadres publics. Le SIEAAC, cet organe illégitime, qui s'affranchit des opinions de la population pour prendre ses décisions...

 

   Noël Belliot, au niveau local, c'est donc déjà un bilan social et écologique. Qu'il faudrait être de bien mauvaise foi pour juger positif, à moins d'avoir de forts penchants pour une économie (très) libérale.

 

   Sur ses déclarations au plan national, on est en droit de s'interroger sur le projet de l'UDF. Force est de constater que l'avant projet du parti centriste (disponible sur internet) accorde une certaine place aux questions liées à l'écologie. Sur le papier, en tout cas. Car ce que l'on peut lire est, ici encore, digne du pacte Nicolas Hulot. On ne trouvera rien d'original, rien qui ne ressemble pas à un plagiat de mesures proposées depuis des années par d'autres partis plus en avance sur les questions environnementales: les énergies renouvelables figurent bien dans ce projet, pour autant on ne trouve aucune mesure concrète sur les perspectives de recherches dans ce domaine, de même on n'évoque nul part une future sortie du nucléaire (pas même dans un avenir lointain).
   Par contre, "le parti libre" (libre jusqu'aux prochains accords législatifs avec l'UMP sans qui l'UDF n'est rien) est prompt à affirmer que l'écologie passe avant tout par des actions individuels, comme si les changements politiques nécessaire au niveau mondial pour préserver la planète pouvaient passer par une simple combinaison de volontés individuelles non-organisées. L'UDF découvre le monde avec naïveté...
   L'extrême centre que propose Bayrou, une fois passé les beaux discours rassembleurs faisant du leader UDF un quasi-messie pour la politique française, se dévoile donc clairement un projet basé sur du vent, une voie politique vouée à l'inefficacité.

 

   Le point le plus amusant de ce projet, lorsque l'on a vu le vaste et ostentatoire local de permanence de N.Belliot, se trouve dans les quelques ligne qui évoquent la nécessité de réduire les consommations d'énergie. Amusant, car en comparaison de la profusion d'éclairage que l'on peut apercevoir en passant rue d'Angoulême devant ce local, on peut douter que l'adjoint UDF au maire de Cognac ait été tenté de faire des économies d'énergies...

Par Renaud
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Dimanche 3 juin 2007
    Afin de mieux cerner nos candidats, nous leur avons proposé de répondre à un questionnaire à propos de l'éducation rédigé par nos soins.

    Michel Adam (Verts) n'a pas hésité à nous répondre (nous le remercions par ailleurs de sa rapidité et de son sens civique). A l'heure de l'écriture de cet article, il est le seul à nous avoir répondu. Néanmoins, Patrick Bompoint nous a adressé ce message laconique :

Nous allons préparer une réponse mais le mieux est de venir la semaine prochaine à l'une de nos réunions publiques à 18H du lundi à jeudi.
Si vous venez je consacrerai l'une de ces réunions à ce thème.
Voir blog : www.patrick-bompoint.fr

    Certaines personnes du collectif HastaCognacSiempre font leurs études à plus de 400 km de Cognac (Rennes et Toulouse) donc ça sera délicat de se déplacer mais on va chercher une solution.

    Quoi qu'il en soit, rendez-vous sur le répertoire http://hastacognacsiempre.free.fr/interviews/education/06-2007/
Par Hasta Cognac, Siempre!
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Mercredi 6 juin 2007

   Quelques candidat-e-s aux prochaines élections législatives ont donc répondu
au questionnaire que nous leur avions proposé: Michel Adam (Verts), Nathalie
Nouts (LCR) et Marie-Line Reynaud (PS).
Aucun candidat de droite ne s'est
manifesté. Nous tenons à préciser que, dans la mesure du possible, le
questionnaire a été envoyé à tous les candidats dont nous pouvions trouver
les adresses. Nous avons donc le sentiment que le silence des candidats de
droite est particulièrement éloquent, de l'UDF aux dissidents UMP, il semble bien qu'aucun des trois candidats ne soit capable de parler de rupture avec la politique de casse de l'éducation publique menée par leur prédecesseur J.Bobe. Et pourtant, cette année, encore 16 postes d'instituteurs risquent d'être supprimés en Charente...

   Pour autant, nous avons constaté que nos questions n'ont peut être pas suffisament été précises, les enjeux de l'enseignement supérieur semblant parfois être méconnus par les candidat-e-s. Nous nous proposons donc de repréciser quelques points.

   Tout d'abord, la question de la carte scolaire est bien perçue comme étant la garante de la mixité sociale mais les enjeux de sa suppression peuvent paraître encore lointains. Pourtant, la suppression de la carte scolaire impliquerait une forme de sélection. On peut donc estimer que deux formes de sélection risqueraient d'apparaitre: la sélection financière, ou la sélection au mérite. Sachant que les deux reviennent bien souvent à une forme de sélection sociale: chacun sait que la sélection "au mérite" ne permet pas une "égalité des chances" effectives.

   Les enjeux de la réforme sur l'autonomie des universités semblent par contre, eux, assez méconnus (en dehors peut être de la candidate de la LCR).
   Depuis plusieurs semaines maintenant on entend dire que la réforme qui sera proposée n'inclura pas les volets sur l'augmentation des frais d'inscriptions, ni sur la fin d'un cadre national des formations. Or, ces volets n'ont jamais été présents en tant que tels dans les anciennes propositions de réformes qui avaient été combattues par les étudiant-e-s. Ces volets n'étaient pas présents, pour la simple raison que ces effets sont inscrits dans la réforme elle même: si l'on autonomise l'université, cela signifie donc que l'on autorise l'université à agir comme elle l'entend, tout en lui réduisant sa part de financement public. Les présidents d'université peuvent alors choisir plusieurs solutions: faire appel à des entreprises qui financeront des diplômes correspondant exactement au type d'employés qu'ils recherchent (donc des formations faites pour un seul type de poste - on n'y reviendra), ou augmenter les frais d'inscriptions comme le demande la CPU (Conférence des Présidents d'Université)... Cela signifie aussi que les personnels de l'université risquent d'être de plus en plus souvent précarisés. Cela signifie encore donc, que les universités fixeraient de manière de plus en plus autonomes le contenu de leur formation, créant donc des différences par exemple entre une licence d'économie obtenue à Lille ou à Poitiers.

   Cela n'est pourtant pas nouveau. Car la réforme LMD, qui était donc initialement une réforme qui se voulait permettre une harmonisation des cycles universitaires au niveau européen, a déjà accrue en partie l'autonomie des universités. Cela se traduit depuis quelques années par une augmentation des frais d'inscriptions dans un certain nombre d'universités, par la création par les universités de différentes "offres de formations": le contenu d'une licence d'histoire n'est déjà pas le même à Rennes ou à Limoges... Le résultat de cette harmonisation européenne est, certes, que les cycles Licence/Master/Doctorat sont  maintenant les mêmes au niveau européen. Pourtant, on ne saurait parler d'une véritable harmonisation...

   La question de la professionalisation doit aussi nous intéresser de très près.
   En effet, les étudiant-e-s qui sortent d'une licence professionelle ont (en général) un "taux d'employabilité" un peu plus élevé que les étudiant-e-s issus d'une licence "normale". C'est vrai, mais c'est vrai uniquement si l'on prend les études réalisées peu après la sortie de la formation. Car, il semble actuellement que les individus ne disposant que d'une licence professionelle se retrouvent plus facilement au chômage après quelques années de travail que ceux disposant d'une licence "normale".
   L'explication qui peut être apportée est simple. Les licences professionnelles sont généralement conçues pour répondre à un besoin bien précis d'un secteur de l'économie, à un moment donné. Les besoins de main d'oeuvre de ce secteur étant passé, les individus disposant d'une licence dans le secteur en question se retrouvent sans emploi, et sans possibilité de reconversion puisque leur cadre de formation est extrêmement restreint.
   Concrètement, on peut prendre des exemples. Il arrive de plus en plus souvent que les entreprises, saisissant l'opportunité de disposer d'une main d'oeuvre dans délais assez brefs, proposent aux universités de mettre en place leurs propres licences professionelles. Ainsi, on se contentera de citer un cas symbolique: une licence professionnelle créée à la demande d'airbus à Toulouse. Or, aujourd'hui, les gens qui ont obtenu cette licence n'ont plus de débouchés, puisque l'entreprise se lance dans un plan de licenciements...
   La professionnalisation des études, telle qu'elle se fait actuellement, est donc en grande partie un mythe, en aucun cas une réalité ni la solution miracle : a court terme le taux  d’employabilité des étudiant-e-s issus de ces filières est en effet plus élevé à court terme, mais pas dans le long terme puisque ces diplômés n’ont que des possibilités de reconversion limitée…

   Sur la gestion des universités, il faut savoir qu'en théorie il y a trois composantes essentielles dans les conseils d'administration: les enseignants, le personnel d'entretien et les étudiants. Sur des conseils qui se composent d'environ 50 membres, les étudiants sont extrêmement minoritaires (en général une douzaine). A cela vient, de plus en plus, s'ajouter des représentants extérieurs. Ces représentants extérieurs peuvent parfois être des représentants des collectivités territoriales, mais souvent une place de plus en plus importante est donnée aux "représentants du monde économique" (ce qui signifie en général des représentants du Medef).
   Cette tendance s'amplifie de jours en jours. Les PRES (pôles régionaux de recherche et d'enseignement supérieurs - qui tendent à regrouper des universités et grandes écoles de la même région de manière à devenir "plus compétitifs dans le marché des savoirs") sont actuellement en cours de construction, et les compositions de leurs conseils d'administration risquent d'être éloquentes: la place des étudiant-e-s sera restreinte au minimum, mais celle des chercheurs risque aussi de devenir minoritaire, au profit des représentants des bassins économiques locaux qui pourront ainsi financer des formations correspondant aux besoins de leurs entreprises à un moment donné (on en revient donc à la logique de professionalisation des études). La recherche est donc toujours plus mise sous la dépendance des intérêts économiques.

   Les aides sociales allouées aux étudiant-e-s sont, aussi, un élément fondamental. Environ 50% des étudiant-e-s sont salariés au cours de l’année scolaire, ce qui ne peut que nuire à leurs conditions d’études.
   Se basant sur la charte de Grenoble de 1946, qui déclarait que l’étudiant « est un travailleur en formation », les syndicats étudiants réclament donc une réforme des aides sociales versées aux étudiants, de manière à garantir des conditions d’études correctes.
   Plusieurs propositions sont faites. La plus célèbre est celle qui a été reprise par S.Royal, mais aussi en partie par les Verts et le PC au cours de la dernière campagne présidentielle : il s’agit de l’allocation d’autonomie, qui est initialement portée par l’Unef. L’idée est, a priori, de remoduler le système d’aides sociales actuellement existant pour permettre une autonomie financière effective. Les détails sont disponibles sur le site internet de l’Unef.
   Le salaire socialisé est une revendication portée par Sud étudiant. L’idée ici est de refondre totalement le système d’aides sociales, pour permettre à chaque « travailleur en formation » de disposer d’un « salaire différé ». Pour être très bref, l’idée de base est qu’une part des cotisations sociales serve à financer ce « pré-salaire », sur le principe d’un salaire différé comme peuvent l’être les retraites. Les détails sont disponibles sur le site de Sud étudiant, ou dans certaines publications de l’économiste B.Friot. Il est à noter que ce système est défendu par certains sous le nom d’allocation d’autonomie, ce qui ne correspond pourtant pas à la définition portée par l’Unef.
   La différence majeure entre ces deux propositions ? L’une (allocation d’autonomie) propose simplement de remoduler le système actuel, les bourses et autres aides sociales devenant une allocation d’autonomie, l’autre propose donc une refonte plus complète du système d’aides en dégageant des fonds issus des cotisations sociales, ce qui n’est pas directement le cas aujourd’hui dans les systèmes d’aides sociales alloués aux étudiant-e-s.

 

En espérant que ces précisions aient été assez claires, n'hésitez pas à laisser des commentaires si certains points restent flous, on essayera d'y répondre dès qu'on aura le temps.

 

Voir la déclaration de la ministre V.Pecresse, sur l'autonomie, etc.

Par Renaud
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Mercredi 6 juin 2007
   

    Dans le cadre des élections législatives, le blog
http://hastacognacsiempre.over-blog.com a décidé de lancer un questionnaire
sur l'éducation et l'enseignement supérieur à destination des candidat-e-s.
Si la plupart d'entre eux ont reçu ce questionnaire, seuls trois ont
répondu (M.Adam des Verts, N.Nouts de la LCR et ML.Reynaud du PS).

    A l'heure même où 16 postes d'instituteurs vont être supprimés en
Charente, et où une trentaine de classes sont menacées de fermeture, nous
estimons que le silence des candidats de la droite (N.Belliot, J.Mouhot,
B.Sourisseau) est particulièrement éloquent. Ce silence nous contraint à
nous référer aux programmes de leurs camps respectifs au niveau national, et
leur politique en terme d'éducation n'est que dans la continuité de celle du
député sortant J.Bobe: une politique de casse de l'éducation publique,
gratuite et ouverte à tou-te-s.

    Nous invitons tout de même tous les électeurs soucieux des questions
liées à l'éducation à prendre connaissance des réponses des trois
candidat-e-s pré-cités sur le blog http://hastacognacsiempre.over-blog.com
Par Hasta Cognac, Siempre!
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Lundi 18 juin 2007


Panorama global

    Tout d’abord, au niveau local, ces élections ont donc vues la nette victoire de la candidate du Parti Socialiste, Marie-Line Reynaud et la chute du maire UMP de Cognac.

Cependant, au niveau national, il serait judicieux de ne pas se laisser éblouir par ce que les médias considèrent comme une surprise : le ressaisissement du PS n’est relatif qu’aux divers sondages faits dans l’après second tour. Car, même si le PS aura plus de députés qu’en 2002, même si toute la Charente a élue les candidats du PS, la majorité reste nettement à droite malgré tout.

Il faudra donc rester méfiant à ce que ce sursaut du deuxième tour ne soit pas instrumentalisé par la droite à son profit. On peut déjà entendre certains responsables de l’UMP envisager que de nouvelles personnalités « de gauche » ou du centre entrent au gouvernement. Il y a fort à craindre que ce genre de manœuvres, en endormant l’électorat de centre gauche, ouvre dangereusement des perspectives d’application au programme de Sarkozy. Cette crainte est d’autant plus légitime lorsque l’on s’aperçoit que certains responsables socialistes se félicitent (à juste titre) du sursaut du second tour, en oubliant d’appeler tout de même leurs électeurs à la vigilance.

Car les réformes annoncées par Fillon et Sarkozy sont bel et bien en cours de préparation, et il serait regrettable que l’illusion d’avoir installé une opposition revigorée à l’assemblée laisse l’électorat de gauche s’endormir pendant que passent les réformes.

 
Les résultats locaux

DSCF0651.JPG


Ce qui nous intéresse ensuite, ce sont les répercussions locales de cette élection.

A un an des municipales, le maire de Cognac est assez largement devancé par la candidate socialiste. Sur Cognac même, l’écart entre les deux candidats est loin d’être extraordinaire, mais la gauche est en tête dans une ville traditionnellement ancrée à droite. C’était déjà le cas lors des présidentielles.

Il se dégage donc la possibilité d’une mairie de Cognac virant à gauche l’an prochain. Cependant, une mairie qui passe à gauche n’est pas une fin en soi (même s’il s’agit d’une ville symbolique), et il va falloir que toutes les forces de gauche travaillent à cette victoire pour conforter l’avance prise par la gauche lors des législatives.

A Cognac, c’est environ 300 voies qui séparent les deux candidats, dans un certain nombre de communes proches, la candidate socialiste est aussi en tête (Chateaubernard, Cherves, Merpins, Boutiers, Louzac, etc). Par conséquent, il est envisageable qu’un certain nombre de conseils municipaux penchent à gauche l’an prochain, en même temps que Cognac (ceci est intéressant pour la communauté de communes – voire même pour le SIEAAC).

 

Les perspectives de la gauche dans le pays de Cognac

view-from-mairie.jpg

Une gauche majoritaire, mais sur quel programme ?

Comme nous l’avons déjà souvent dit sur ce blog, une mairie qui passe à gauche est a priori plutôt une bonne nouvelle, mais encore faut-il qu’elle soit en mesure de changer les choses concrètement là où elle se fait élire.

Une gauche victorieuse à Cognac, ce serait déjà une possibilité de renouveler un conseil municipal incompétent dans un certain nombre de domaines, mais cette gauche doit  aller au-delà de la critique de « la famille toutadroite ».

Elle doit remettre au cœur de ses priorités l’engagement de chaque citoyen dans la vie politique locale : « l’engagement citoyen » ne doit plus juste se faire aux moments des échéances électorales. Puisqu’il s’agit de l’une des questions qui semble être une priorité pour les habitants de la ville, il faut aussi absolument mettre en avant les questions liées au cadre de vie et à l’environnement : la pseudo charte proposée par la municipalité actuelle doit être entièrement revue, Cognac doit pouvoir devenir une référence environnementale. La culture ne doit plus être vue comme une source de divertissement plutôt réservé aux habitants du centre-ville, mais la culture doit devenir une possibilité de créer du lien social entre les quartiers et les communes. La question sociale doit aussi redevenir une priorité, cela passant aussi par des élus capables d’assumer leur fonction sans déléguer des missions de services publics à diverses entreprises.

Produire de l’engagement citoyen, faire de la démocratie participative, ce sont donc des thèmes chers au parti socialiste et à son ex-candidate à l’élection présidentielle. Il est pourtant grand temps de trouver une application très concrète à ces principes. La campagne pour les élections municipales est le moment rêvé pour cela.

Il serait ridicule que cette démocratie participative se transforme une nouvelle fois en une pseudo ouverture d’une liste de tel ou tel parti vers quelques associations sympathisantes, ou de tel ou tel candidat envers tel ou tel autre personnalité politique. Dans le contexte des municipales, le meilleur moyen de faire vivre la démocratie, c’est pour les citoyens de ne pas attendre l’échéance de 2008 mais de se réapproprier au plus vite le débat, et de s’imposer aux candidats et partis pour ne pas subir les choix de ces derniers.

D’eux-mêmes, les partis de gauche seront incapables de réunir au-delà de leurs proches sympathisants. C’est donc aux citoyens d’imposer ce rassemblement, de faire en sorte qu’un programme de gauche puisse émerger et soit porté aussi bien par des citoyens sans partis, que par des militants du PS, des Verts, de la LCR, du PC, des syndicalistes ou encore des militants associatifs.

 

Pour préparer ces échéances, aucun parti ne peut prétendre détenir la connaissance des volontés de ses électeurs. En mars 2008, si l’on souhaite voir Cognac passer à gauche avec un programme nouveau, cela ne se préparera pas dans des réunions restreintes : il faut rapidement envisager des cadres de discussion plus larges, qui donneront leur place à tous ceux qui souhaitent s’exprimer et décider de l’avenir de la politique municipale, à Cognac ainsi que dans le reste de la communauté de communes.

Par Renaud
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Mercredi 27 juin 2007

DSC00126.JPG

Rien à rajouter....

Ah, si: l'admirable analyse de B.Miet ("on ne peut pas faire pire"), suivie d'une admirable proposition ("on va faire mieux (...) je propose de mettre en place une méthode, une rupture. On a 5 ans pour gagner")... Et plus qu'un an pour perdre Cognac?

Par Hasta Cognac, Siempre!
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