COMITÉ POUR LA DÉFENSE ET LE DÉVELOPPEMENT DE L'HÔPITAL ET DES SERVICES PUBLICS DANS LE PAYS DE COGNAC
Madame, Monsieur,
Le comité pour la défense et le développement de l'hôpital et des services publics dans la pays de Cognac vous a invité le 5 juin prochain à son assemblée générale suivi d'une conférence. Pour des
raisons indépendantes de notre volonté le conférencier prévu Marc Laimé a du annuler sa venue.
Le comité a repris contact avec le conseiller régional du Var, Michel Partage. Celui-ci est devenu un symbole après avoir ramené, en 2001, la gestion de l'eau de sa commune (Varages, 83) en régie.
Il a depuis pris part à l'association "France Libertés" et créé l'association "E.A.U." destinée à guider les élus vers la remunicipalisation de l'eau publique.
Michel Partage sera donc présent jeudi 5 juin pour animer une conférence-débat autour de la question des modes de gestion de l'eau publique et nous livrer son expérience de retour en régie. Il sera
accompagné d'une équipe de télévision (ARTE) qui réalise actuellement un reportage sur le mode de gestion de l'eau atypique en France, berceau des services publics ou 80% de l'eau est distribuée
par des sociétés privées ; dans le monde ce taux est de 5% en moyenne !
Ce sera donc l'occasion de partager le combat de cet élu pour une eau publique, qui a permis à sa commune de conserver depuis un prix stable, en améliorant la qualité et en triplant le nombre
d'emplois.
Jeudi 5 juin 2008, Salle annexe du théâtre municipal de Cognac (16)
20h00 : Assemblée Générale de l'association
20h30 : Conférence-Débat avec Michel Partage
manifestation
samedi 12 avril à 10h30
devant agence Télécoms d'Angoulême en haut de l'artère piétonne.
MENACÉ DE SIX MOIS DE MISE À PIED
charente libre - 10.04.2008
Un militant syndical charentais, salarié de France Télécom, est menacé d'une mise à pied de six mois pour avoir soutenu en
novembre ses collègues d'Alès (Gard) et participé à l'occupation d'une téléboutique pendant une matinée.
12 novembre. A Alès, cela fait six mois que les 30 salariés qui gèrent le «1013» local ont entendu parler de sa délocalisation sur Nîmes. Quand la confirmation
arrive, une manifestation est programmée. Le syndicat SUD organise un mouvement national de soutien. Jean-Claude Doucet (• photo P. S.), délégué syndical SUD à Angoulême, mandaté
par son syndicat, rejoint le rassemblement comme environ 80 autres salariés syndiqués ou non. «On est entré dans cette téléboutiqueavec l'aval du responsable d'agence, note
l'intéressé. On a discuté avec lui. On y a tenu une assemblée générale mais pendant ce temps, la clientèle pouvait procéder à ses opérations. En revanche, l'après-midi, la direction locale a
fermé la téléboutique».
23 janvier. Jean-Claude Doucet est convoqué à Bordeaux devant un «pôle enquête» de France Télécom. «Deux inspecteurs m'ont interrogé sur ma participation à cette
journée. Je me suis rendu compte que trois autres délégués SUD étaient aussi convoqués: un de Poitiers et deux d'Alès.»
La suite se décline en deux temps. Le 21 février, Jean-Claude Doucet est invité à aller à Limoges consulter son dossier où figurent son «interrogatoire», le constat
d'huissier du 12 novembre et le rapport du chef d'agence d'Alès. «Le 21 mars, j'ai reçu une lettre recommandée me convoquant pour le 10 avril à Paris où un conseil de discipline propose de
m'infliger "une exclusion temporaire de fonctions de six mois"». Jean-Claude Doucet a réussi à repousser ce rendez-vous d'une semaine pour pouvoir préparer sa défense. Mais il ne se fait pas
d'illusion. «Je vais être mis à pied. Mais aussitôt, je saisis le tribunal administratif en référé.»
Un comité de soutien s'est aussitôt constitué en Charente avec des militants SUD, Unsa, CGT. Une pétition nationale circule. Samedi, un rassemblement est organisé à
Angoulême à 10h30 devant l'agence France Télécom rue Hergé. «Nous sommes dans un contexte de pression et de répression généralisée à France Télécom, analyse-t-on au comité de soutien.
Avec notamment seize salariés corses poursuivis pour les mêmes raisons, des suicides un peu partout, des démissions en masse. Et 22.000 suppressions d'emplois engagées depuis 2006. C'est sans
précédent».
A l'initiative de l'Union Syndicale Solidaires de Charente aura lieu une formation ouverte à tous sur le thème de "Mai 68 et le syndicalisme" les mardi et mercredi 29 et 30 avril.
La première journée verra l'intervention de G.Filoche (militant étudiant dans les années 68 et actuellement inspecteur du travail), puis la seconde journée sera l'occasion d'un débat autour du film
"LIP, l'imagination au pouvoir" en présence de C.Piaget, qui était syndicaliste à l'usine LIP.
Une famille de sans papiers, dont une mère enceinte de 7 mois et un enfant de 18 mois, a été arrêté à Cognac.
Alors que le préfet est en place depuis à peine une semaine en Charente, alors que la politique de N.Sarkozy a poussé des sans papiers lillois à une grève de la faim de plusieurs semaines, alors
que les interventions policières organisées par le ministère "de l'immigration et de l'identité nationale" ont mis en danger la vie d'un enfant à Amiens, voici une nouvelle preuve de la politique
de déshumanisation des immigrés mis en oeuvre par le gouvernement à l'encontre des sans papiers.
Aujourd'hui, la famille serait dans un centre de rétention à Toulouse, l'enfant aurait été placé en famille d'accueil.
Il est urgent qu'une réaction populaire condamne cette politique inhumaine. Il est urgent de dénoncer le zèle froid et bureaucratique avec lequel les préfets et collaborateurs du ministre de
l'immigration mettent en oeuvre des décisions scandaleuses pour satisfaire les bas instincts de l'électorat xénophobe et raciste de droite extrême. A l'heure où N.Sarkozy se rend à l'université
d'été du Medefn il est urgent de faire prendre conscience que ces manoeuvres à l'encontre des immigrés ne sont qu'autant de subtiles manipulations de la droite pour faire des sans-papiers des
boucs émissaires dont la seule présence serait la cause de tous les drames du pays, du chômage à la délinquance en passant par le déficit de la sécurité sociale...
Un rassemblement de solidarité et de protestation contre cette politique aura lieu à Angoulême:
Alors que l'on attend encore les réponses de la plupart des candidats aux législatives au questionnaire que nous leur avons transmis, il semblerait que les réalités auquelles sont confrontées les écoles publiques justifie nos inquiétudes.
En effet, en Charente, 16 postes d'institueurs seront supprimés l'an prochain et une trentaine de classes sont menacées de fermeture...
Face à cela, un rassemblement est prévu ce mardi 5 juin à partir de 17 heures (mais ceux qui ne peuvent pas y être dès 17 heures peuvent venir jusqu'à 19 heures), à angoulême devant le centre commercial de la grande garenne. 5 des 6 écoles de ce quartier sont concernées par les suppressions de postes, mais la mobilisation concerne l'ensemble du département. Cet appel émane des syndicats enseignants et de la FCPE.
Peut être une autre occasion de faire resurgir les questions liées à l'éducation, alors qu'elles sont actuellement assez largement négligées.
En ce qui nous concerne, nous attendons donc avec impatience de savoir ce que les candidat-e-s aux législatives ont à dire sur les questions de la carte scolaire, de l'autonomie des universités, de la professionalisation des études... Et donc sur cette question des suppressions de postes dans le département.